AGRO-ECOLOGIE ET PRODUITS DU TERROIR

En 2018, 8 semaines de stages d’agro-écologie sont proposées. Nous aurions pu appeler aussi ces stages des stages de permaculture puisqu’en parallèle nous proposons des stages d’écoconstruction et mettons en place progressivement des systèmes d’énergie renouvelable. Enfin, une autre caractéristique essentielle de la permaculture, la notion de fonctionnement en boucle (où les bâtiments, le jardin, la forêt, les animaux, les plantes et les hommes sont reliés dans leur diversité et en interdépendance) est à l’origine du projet et est toujours pris en compte dans sa concrétisation. Toutefois, pour intégrer le savoir des anciens et faire preuve d’adaptabilité dans les différentes façons d’envisager la vie et ses priorités, nous préférons employer le terme d’agro-écologie pour nos stages pour son côté universel et sa capacité de relier les différents acteurs qui veulent du bien à la terre et tout ce qui y vit.

Ces stages s’adressent autant à des personnes désirant obtenir des qualifications dans des systèmes de cultures alternatifs valorisant des milieux difficiles et peu mécanisables qu’à des particuliers motivés pour renouer des liens intimes avec la terre et ainsi s’imprégner d’un terroir.

Tout au long de l’année nous proposerons cinq axes de travail :

L’analyse des sols : l’entretien harmonieux d’un jardin ou d’une forêt  passe par une connaissance fine de son sol et de la population souterraine qu’il habite. L’étude des sols sera abordée à la fois d’un point de vue géologique et pédologique, mais aussi à travers l’observation des plantes bio-indicatrices naturellement présentes. Un herbier local sera constitué tout au long de l’année.

La gestion de l’eau : comment faire face à l’abondance des pluies en période hivernale et au manque d’eau en plein cœur de l’été ? Comment bien tenir compte de la spécificité du sol qui draine l’eau naturellement très rapidement ? Le tracé des futurs canaux d’irrigation gravitaire ainsi que le captage d’un petit torrent souvent à sec permettront d’aborder la problématique de l’eau et de réfléchir aux solutions pour la stocker et l’utiliser avec parcimonie. Pour la forêt de châtaigniers, sera testé l’été la solution de vases à eau poreux. La création en 2017 au cœur du jardin d’un bassin de rétention d’eau de 18 m3 va permettre en 2018 de mettre en place un réseau de conduites d’eau au goutte à goutte.

L’aménagement de l’espace extérieur : la reconstruction des faysses est l’occasion de voir comment mettre à profit les différences de niveau entre les terrasses, à priori contraignantes, pour le développement harmonieux des cultures : précision du design, tracé des chemins et interface entre le jardin et l’écocentre. Pendant l’été 2018 devrait être inauguré au coeur du jardin un abri de jardin et atelier de poterie.

La symbiose entre le jardin et la forêt : progressivement, nous remettrons en production les 3 ha de vieux châtaigniers que comporte le terrain en intégrant certainement d’autres essences d’arbres et de nouvelles plantes, ce qui sera l’objet d’une étude. Définir les chemins reliant la forêt et le jardin, respecter une zone où les deux s’entremêlent sans intervention humaine, accepter que les animaux – notamment les sangliers – prélèvent leur part, sont autant d’étapes vers l’harmonie entre l’homme et la nature.

Aménagement et organisation des espaces intérieurs : une des vocations de l’écocentre est de tendre vers l’autonomie dans l’alimentation avec la production de produits sains et locaux. Les deux années à venir devraient permettre de passer les étapes pour passer de la graine au fruit puis de nouveau à la graine. Cela se traduira par la réalisation d’une cuisine, l’aménagement de caves et de lieux de stockages adaptés.

Rappel de la saison 2017 :

Lancement de la permaculture avec 2 stages réalisés en mars et juillet sous l’égide d’Hilde Schollaert et Louise Bergès, .  A l’issue, une grande zone de l’ancien jardin a été remise en forme selon un design tenant compte des bâtiments, des murs en pierre sèches, des chemins d’accès et de la forêt.

Réalisation d’un bassin de 18 m3 pour récupérer les eaux de pluies des toits. Il s’intègre parfaitement au paysage au point d’être souvent invisible pour ceux qui ne connaissent pas son existence.

Reconstruction d’une faysse qui a permis de rajouter en surface utile de jardin un espace de plus de 100 m2.

Plantation de plus de vingt arbres fruitiers ainsi que d’une centaine de plantes vivaces et de fleurs. Le compost est lancé depuis le début d’année.

Mise en vie d’une parcelle de jardin de 240 m2.

Merci aux nombreux participants et stagiaires qui ont contribué à cette belle année 2017 !